Histoire de la ville

Préhistoire

Les origines d’Ifs sont lointaines. Des fouilles ont permis de remonter jusqu’à la préhistoire et au Néolithique.  En 1966 on découvre un cimetière du Ve siècle avant Jésus-Christ. C’est au lieu-dit La Dronnière que l’on a pu identifier les plus lointains ancêtres Ifois.

En installant une canalisation en octobre 1982, plusieurs sépultures d’époque franque ont été mises à jour au Sud-Ouest de la Dronnière. Celles-ci sont datées des Ve et VIIe siècles. La totalité de la nécropole a été fouillée. 443 sépultures ont pu être dénombrées. Les tombes les plus anciennes peuvent être datées de la première moitié du Ve siècle, et les plus récentes de la fin du VIIe siècle.

En 2012, lors d’études archéologiques, plusieurs tombes sont retrouvées dans le quartier du Hoguet-Clos Chaumont.

Les recherches permettent d’affirmer la continuité du peuplement de notre région depuis le cinquième millénaire avant notre ère jusqu’aux premiers siècles du Moyen Age.

Moyen-âge

On ignore les origines d’Ifs, longtemps écrit Iz, Is et Ys. Nous notons toutefois, qu’en 1047, lors d’une bataille qui opposait les seigneurs normands révoltés à Guillaume, ceux-ci furent battus au Val-Des-Dunes, dans la campagne de Bellengreville, en plein repli dans la plaine d’Izium, Ifs tout près d’Allemagne (Fleury-sur-Orne).

A partir de 1070, nous trouvons des mentions de la localité d’Ifs dans différentes chartes. La paroisse d’Ifs, était alors une dépendance de la paroisse d’Allemagne, et fut à ce titre, en 1077, comprise implicitement dans la donation faite à l’abbaye naissante de Saint-Etienne par son fondateur le Duc Guillaume (avec Bras, Hubert-Folie, et Bourguébus).

Vers l’an 1204, les seigneuries d’Ifs et d’Allemagne sont citées ensemble comme ayant appartenu au Sir Amaury de Maillent, qui les céda en ce temps à sa sœur en mariage.

Pierre d’Ifs, fils de Robert, est mentionné pour une rente à l’abbaye de Barbery vers 1220. La même abbaye a eu en 1280 un abbé Thomas d’Ys. Bras faisait déjà partie du territoire d’Ifs, et se trouve cité dans toutes les chartes dont il est fait mention précédemment.

Epoque contemporaine

D’un village au siècle dernier, la ville a compté de plus en plus en plus d’habitants :

  • En 1876 : 682 habitants
  • 1931 : 705 habitants
  • 1954 : 1263 habitants
  • 1975 : 4574 habitants
  • 1990 : 6974 habitants
  • 2017 : presque 12 000 habitants

Au lendemain de la guerre, Ifs doit répondre au besoin de logements. Dans les années 50 et 60, la demande de pavillons et de logements est forte, du fait des nombreux emplois industriels (sidérurgie, automobile, services).

En 1969, on parle d’Ifs  comme d’un « village d’urbanisation » ou d’une « banlieue au milieu des champs ». La croissance des Trente Glorieuses apporte à  Caen une croissance plus importante que prévue. Elle se répercute sur les communes périphériques. Ainsi se réalise la première vague d’extension de la ville d’Ifs : l’essor du Bourg, puis le développement de la Plaine, face aux nouveaux quartiers de la Guérinière et la Grâce de Dieu créés dans les années 60.

En avril 76, le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de l’Agglomération Caennaise confirme  le développement du secteur sud, appuyé sur la création d’un boulevard périphérique. Il met en avant le nécessaire rééquilibrage de l’agglomération au sud avec deux grandes zones d’urbanisation, dont« la Plaine d’Ifs ».

En 1992 le périphérique a été ouvert entre la RN158, à Ifs et la RD562, à Fleury-sur-Orne. Ce tronçon a été réalisé en quatre ans. Il a confirmé la séparation géographique entre La Plaine et Le Bourg. Le désenclavement  du secteur, par l’accès n°12, a permis la réalisation du Hoguet (campus, théâtre, forêt, tramway).