Histoire de la ville

Ve siècle avant J.C. - VIIe siècle après J.C.

Documents et Photos parus dans le bulletin municipal n°5 d’Ifs de décembre 1984.

En août 1966, grâce à la découverte d’un cimetière du Hallstatt final (Ve siècle avant Jésus-Christ) au lieu-dit « La Dronnière », nous avons pu identifier les plus lointains ancêtres Ifois.

« La Dronnière » est un des très rares sites hallstatiens jusqu’ici connu entre la Seine et la Loire. A la différence de beaucoup de sépultures de cette époque, celles d’Ifs, ne comportaient pas de tumulus.

On a surtout trouvé des objets en bronze. Aucune de ces tombes ne contenait d’armes.

En octobre 1982, à 400 mètres environ au Sud-Ouest de la Dronnière et à 800 mètres au Nord-Est d’un bâtiment gallo-romain qui a été relevé par la photographie aérienne, en installant une canalisation plusieurs sépultures d’époque franque ont été mises à jour. Celles-ci sont datées des Ve et VIIe siècles.

La totalité de la nécropole a été fouillée. 443 sépultures ont pu être dénombrées.

Les tombes les plus anciennes peuvent être datées de la première moitié du Ve siècle, et les plus récentes de la fin du VIIe siècle.

Les recherches effectuées au Laboratoire Anthropologique de l’Ecole Nationale de Médecine et de Pharmacie de Caen, permettent d’affirmer la continuité du peuplement de notre région depuis le cinquième millénaire avant notre ère jusqu’aux premiers siècles du Moyen Age.

XIe siècle - XIIIe

De la civilisation hallstatienne à nos jours, Ifs, si elle fut sur le chemin des grandes batailles ne donna guère d’idées aux historiens. On ignore les origines d’Ifs, longtemps écrit Iz, Is et Ys.

Nous notons toutefois, qu’en 1047, lors d’une bataille qui opposait les seigneurs normands révoltés à Guillaume, ceux-ci furent battus au Val-Des-Dunes, dans la campagne de Bellengreville, en plein repli dans la plaine d’Izium, Ifs tout près d’Allemagne (Fleury-sur-Orne).

Ils y furent massacrés, écrasés, et leurs corps précipités dans l’Orne en si grand nombre qu’ils en arrêtèrent le fonctionnement du Moulin de Bourbillon en Allemagne.

A partir de 1070, nous trouvons des mentions de la localité d’Ifs dans de différentes chartes. La paroisse d’Ifs, était alors une dépendance de la paroisse d’Allemagne, et fut à ce titre, en 1077, comprise implicitement dans la donation faite à l’abbaye naissante de Saint-Etienne par son fondateur le Duc Guillaume (avec Bras, Hubert-Folie, et Bourguébus).

Vers l’an 1204, les seigneuries d’Ifs et d’Allemagne sont citées ensemble comme ayant appartenu au Sir Amaury de Maillent, qui les céda en ce temps à sa sœur en mariage.

Pierre d’Ifs, fils de Robert, est mentionné pour une rente à l’abbaye de Barbery vers 1220.

La même abbaye a eu en 1280 un abbé Thomas d’Ys.

Bras faisait déjà partie du territoire d’Ifs, et se trouve cité dans toutes les chartes dont il est fait mention précédemment.

En 1082, nous remarquons Raoul de Bras, témoin signataire de la charte des barons normands pour l’abbaye Saint Etienne à Caen.